Le SDDC pour répondre aux enjeux de l’hybridation de l’IT

Jean Cassegrain Contributeur IT News Info, Editeur Le Monde Informatique

21/02/2017

Entre le cloud et les systèmes antérieurs, les infrastructures informatiques ressemblent de plus en plus à un patchwork de briques diverses, parfois difficile à gérer uniformément. Si le SDN et le SDS ont déjà apporté une réponse à ces problématiques, le passage au Software Defined Data Centre apporte un niveau de simplification supplémentaire.

 

Aujourd’hui, les solutions informatiques se doivent d’être hybrides. L’avènement du cloud, bien évidemment, a amené une nouvelle façon de construire les infrastructures. Si les entreprises sont aujourd’hui très nombreuses à en faire l’usage, que ce soit via du SaaS, du PaaS ou du IaaS, peu d’entre elles font le choix de passer l’intégralité de leur SI dans le cloud, tant pour des raisons de sécurité que de praticité. Ainsi, nombre d’entre elles choisissent une infrastructure hybride, alliant on-premises, cloud public et cloud privé. Le rôle des fabricants est de rendre cette démarche plus facile. « Nous devons laisser à nos client le choix sur la façon d’utiliser leurs infrastructures IT. Nous n’allons pas faire une solution parce que nous pensons qu’elle est bien mais d’abord pour répondre aux problématiques de nos clients », déclare Nicolas Mahé responsable des produits serveurs de Lenovo France.

Et les usages divergent. Beaucoup utilisent le cloud public comme solution de devers pour affronter des pics d’activité, comme les sites de e-commerce. C’est notamment le cas de la SNCF, l’opérateur de transport ferroviaire, qui – à travers son service technique filialisé, VSCT – gère un datacenter classique relié aux infrastructures IaaS d’OVH. Cette connexion sert à déverser les afflux de trafic sur le site marchand en cas de pic d’activité. D’autres utilisent le cloud public afin de déployer leurs services à l’international. L’e-commerçant Cdiscount, qui a toujours choisi de garder un contrôle total sur son infrastructure, s’appuie toutefois sur les technologies Azure de Microsoft pour adresser rapidement de nouveaux marchés. Son SI est ensuite rapatrié sur ses propres infrastructures.

Le SDN et le SDS deviennent indispensables

Dans le cadre de ces démarches, il faut toutefois assurer une cohésion totale entre les différentes briques, sans pour autant faire exploser les coûts. L’utilisation de solutions de SDN (réseau défini par logiciel) et de SDS (stockage défini par logiciel) s’impose. Pour les premières, les technologies telles que NSX (VMware) permettent de gérer les ressources dynamiquement en fonction des charges de travail. Il est possible de déplacer des machines virtuelles entre différentes infrastructures physiques on-premises ou hébergées pour assurer une continuité du service. Avec le SDS, il est possible d’orchestrer le stockage pour répondre aux besoins de charge et de performances. Suivant la criticité et l’usage des données, la solution définit en temps réel le stockage des données sur du cloud public ou privé, ou sur des baies flash ou classiques, etc.

Les systèmes hyperconvergés embarquent directement ces différentes fonctionnalités et permettent une orchestration des différentes ressources depuis un point unique. Le « graal », comme le définit Gilles de Richemond, directeur général de VCST, est le passage au Software Defined Data Center, où l’ensemble des ressources de l’infrastructure est virtualisé afin de répondre instantanément aux besoins des utilisateurs. Aujourd’hui, les solution OEM Evorail de VMware et Lenovo permettent de déployer des datacenters gérés par le logiciel en moins de quelques heures.

L’hybridité doit aussi se gérer au sein même de l’infrastructure on-premises. Les services informatiques doivent aujourd’hui composer avec des systèmes antérieurs qui restent une réalité incontestable. Certains tentent de sortir du mainframe, comme PMU et Darty qui ont migré leurs applications vers des systèmes x86 embarquant sous Linux, moins coûteux et plus simples à maintenir. Et si le x86 a aujourd’hui la faveur de la plupart des entreprises, certains fabricants comme Lenovo avec ses baies NeXtScale, popularisent l’utilisation des puces ARM, moins gourmandes en énergie.

Sans simplification, aucune hybridation possible

Il n’est donc plus question de savoir si les SI doivent devenir hybrides  mais plutôt de comprendre comment gérer cette hybridation entre cloud public, privé, on-premises, mainframe, etc. L’usage de solutions définies par le logiciel s’impose ainsi pour le stockage et les réseaux. Avoir un datacenter entièrement géré par le logiciel est à privilégier. L’usage du SDDC garantit une évolutivité totale de l’infrastructure entre les systèmes on-premises, cloud public et privé et surtout, en simplifie la gestion. « Notre rôle est aussi d’éduquer nos clients pour les aider à tirer le meilleur de ces solutions », conclut Nicolas Mahé.

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